Tribune du magazine municipal nov/déc 2026

PN4 : un projet majeur, mais sans vous...

Depuis longtemps notre groupe demande de la transparence et de la concertation avec les habitants sur les conséquences de la fermeture du PN4 (passage à niveau Deuil-
Montmagny), qui redessinera complètement nos déplacements dans la ville.
Lors du conseil municipal du 28 septembre 2026, nous avons finalement obtenu une
réponse. Et celle-ci est sans appel : il n’y aura pas de réunion de concertation sur le
réaménagement de la rue Jean-Bouin, ni sur la modification des lignes de bus 256, 337,
ni sur une nouvelle ligne 357 qui apparait au hasard d’une délibération. Plus largement,
il n’y a pas eu d’implication des citoyens pour construire ensemble la ville de demain.
La fermeture du PN4 est annoncée pour le 19 décembre 2026. Comment accepter
qu’un projet connu depuis dix ans, qui va modifier durablement les déplacements,
l’accès aux commerces, l’organisation des transports et la vie quotidienne de milliers
d’habitants soit mené sans véritable consultation des premiers concernés ?
Les Deuillois ne peuvent pas être réduits au rôle de simples spectateurs de
décisions déjà prises. Informer quelques semaines avant la fin des travaux n’est pas
concerter. Présenter un projet une fois qu’il est ficelé n’est pas faire participer les
citoyens. La démocratie locale ne se résume pas à voter tous les 6 ans ou à un budget
participatif tous les ans. Elle suppose d’associer les habitants aux décisions qui
transforment leur cadre de vie. Sur le PN4, cette exigence élémentaire n’a
malheureusement pas été respectée. Alors même que c’était une promesse de
campagne, l’engagement N° 20 du programme de la majorité « initier des réunions de
concertation sur les grands projets de notre ville ».
Nous continuerons donc à défendre une autre conception de l’action publique : une ville
qui écoute avant de décider, qui explique avant d’imposer et qui fait confiance à
l’intelligence collective plutôt qu’aux décisions descendantes.
La démocratie participative est une pratique, pas un simple slogan électoral !
Motion contre la reprise des travaux à l’aéroport de Roissy : entre hypocrisie et greenwashing, notre cœur balance !

La motion du groupe de Muriel Scolan comporte des avancées que nous soutenons,
comme le plafonnement du trafic et la protection des populations exposées aux
nuisances aériennes. Mais sur l’essentiel, le texte entretient une ambiguïté qui nous
semble difficilement tenable.
La dernière phrase affirme que « la Ville ne demande pas l’arrêt de l’aéroport ni la remise
en cause de son rôle économique ». Autrement dit, tout en émettant un avis défavorable
au projet actuel d’augmentation des capacités de Roissy, le texte ne remet pas en cause,
par principe, la poursuite de son développement. C’est précisément là que se situe notre
désaccord : l’argent ne rend pas les nuits plus silencieuses et les « péréquations territoriales » ne diminuent pas le niveau de pollution de l’air !
Nous ne pensons pas que la réponse aux enjeux climatiques et sanitaires consiste à
chercher les conditions d’un développement aérien toujours plus important, puis à
tenter d’en limiter les conséquences. Il faut changer de perspective. L’Etat doit
renoncer immédiatement à l’extension de Roissy et préparer dès maintenant la transition
du secteur aérien. Cela signifie préparer l’évolution des métiers, investir massivement dans la formation, accompagner les reconversions et orienter progressivement les compétences vers les mobilités et les activités décarbonées.
Enfin, nous aurions bien aimé échanger avec vous sur ces sujets et bien d’autres lors d’un
Afterwork dans notre salle des fêtes. Mais il n’y en pas eu depuis la rentrée. Ces
Afterworks connaissaient pourtant un très beau succès : seront-ils maintenus dans le
cadre de la redéfinition de la politique culturelle de la ville ?




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